(sorti en salle le 12 mai 2010, il devrait être disponible en DVD au mois de mars 2011)
Actions collectives citoyennes dans le cyberespace
Et si Internet était un moyen de passer à la démocratie directe et un outil subversif pour lutter contre le système… Deux jeunes réalisateurs se posent la question dans 8th Wonderland, long métrage inventif sur le fond et la forme. Une technique surprenante qui sert à merveille le récit, des rebondissements qui s’enchaînent au gré des connections et de la réalité factuelle. Le film part d’une réflexion : pourquoi subir les conséquences de décisions auxquelles nous n’avons pris aucune part ? Interrogation qui fait place à un constat volontaire : nous pouvons agir, influer sur les débats, innover en créant des liens à travers le monde et par-delà les frontières, les cultures, et cesser d’accepter les lois absurdes de dirigeants sous l’emprise des intérêts financiers et de la géopolitique capitaliste… Idée simple qui se développe par le biais d’internet pour finalement former un pays virtuel regroupant les hommes et les femmes qui refusent d’accepter la logique du profit au détriment des peuples. Quelques personnes déterminées au départ, puis d’autres qui se joignent au projet et décident de s’approprier un futur confisqué, de le transformer, sans chef et sans hiérarchie… Ensemble. Une voix compte pour un, et aucune n’est plus importante qu’une autre. Internet leur permet de créer le premier pays virtuel, 8th Wonderland, point de départ d’une nouvelle citoyenneté. Actions et connections, échanges et solidarité, beaucoup traiteront ces « candides » de naïfs et naïves primaires, mais pourtant… Des personnes issues de plusieurs cultures, pays et milieux, toutes déçues par la politique mondiale, il y en a beaucoup. Alors, est-ce si irréaliste ? Elles décident cependant d’unir leurs forces pour ne plus subir les décisions prises en leur nom et d’agir ensemble ! 8th Wonderland ou une prise de conscience collective dans les actions de groupe et le cyberespace.
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