"La société secrète est la
gardienne d'une illumination intérieure."
(allégorie de l'initié
et de l'initiation)
De
nombreuses sociétés secrètes, écoles de mystères, confréries, ou encore
fraternités se sont succédées au fil du temps - s'inspirant les unes des autres,
et puisant dans les différents enseignements "la substance" pour accéder à leur
propre élévation, illumination...
Les membres
de ces groupes isolés - en quête de savoir, de pouvoir, ou d'immortalité -
s'engageaient alors par un serment solennel, à garder le silence sur les rites
et les symboles utilisés lors de leur initiation.
Mais,
force est de constater que des
voiles sombres et illusoires (placés intentionnellement ou non) nous empêchent
encore de voir cette Lumière qui - malgré les désirs égotiques et les instincts
primitifs - est bel et bien :
présente.
La Confrérie
du serpent
[3OOO av. JC /
Sumer]
La libération, l'éveil
spirituel
La
CONFRERIE DU SERPENT
Parmi tous les animaux
vénérés par les hommes de la préhistoire, aucun ne l'était de façon aussi
marquante et significative que le serpent, et cela parce que le serpent était le
symbole d'un groupe qui avait acquis une grande influence dans les premières
civilisations sur les deux hémisphères de notre planète.
La confrérie du serpent
était une confrérie savante qui s'était donné pour but de répandre des
connaissances spirituelles et d'atteindre la liberté au niveau spirituel. Elle
combattait l'esclavage d'êtres spirituels et essayait de libérer l'humanité (…)
Le mot originel de la Bible pour serpent, nahash, tire d'ailleurs son origine de
NHSH qui signifie "déchiffrer, trouver".
Le prince rebelle EA
(Enki) fut le fondateur de cette "Confrérie du Serpent". Dans les anciennes
tablettes mésopotamiennes, on lit qu'Ea et son père Anu possédaient une grande
compréhension éthique et spirituelle. Ce fut d'ailleurs ce savoir qui fut
symbolisé plus tard dans l'histoire biblique d'Adam et Eve. (Voir Le Serpent Cosmique)
Ea se serait révolté non
pas contre Dieu comme écrit dans la Bible, mais contre les actes cruels de ses
congénères. Mais, et malgré leurs intentions louables, Ea et la Confrérie du
Serpent ne réussirent pas à libérer les hommes (…) Ea fut ensuite banni et
calomnié par ses adversaires qui voulaient s'assurer qu'il ne retrouverait plus
jamais d'adeptes parmi les Hommes. C'est ainsi que de "prince de la Terre", Ea
passa à "prince des ténèbres". (Source : Appendice
dans Sociétés secrètes et leur pouvoir au
20ème siècle )
Les mystères d'Osiris
[24OO av. JC /
Egypte Ancienne]
La renaissance,
l'immortalité
la légende d'Osiris
Dieu de la fertilité et du
renouvellement de la nature, Osiris symbolise le cycle de la végétation qui
meurt sous les eaux du Nil et renaît après la décrue du fleuve. Cette idée de
renouvellement, voire de résurrection, permet à la figure d’Osiris de s’étoffer
au cours des siècles, et de devenir le symbole de la résurrection des âmes dans
l’au-delà. Fils aîné de Geb et de Nout, il est reconnu par Rê comme son
successeur. Après que Geb se soit retiré au ciel, Osiris devient roi d’Égypte et
épouse sa sœur Isis.
Selon la légende, à peine
devenu souverain du monde, Osiris, Dieu civilisateur, enseigne au peuple
égyptien la loi, l'agriculture, et le respect de la religion. Mais sa popularité
auprès de ses sujets provoque la jalousie de son frère Seth. Ce dernier parvient
à enfermer Osiris dans un coffre qu’il jette à la mer. Isis, sa sœur-épouse,
récupère sa dépouille et la garde cachée. Mais Seth retrouve le cadavre, le
dépèce, et en disperse les morceaux à travers le pays. Isis entame une nouvelle
quête, recueille ce qui reste de son époux et, grâce à ses incantations,
parvient à le ressusciter. C’est alors qu’est conçu Horus, qui par la suite
vengera la mort de son père et accèdera au trône. Quant à Osiris, il devient
dans le monde souterrain le maître du royaume des morts, et le juge de l’âme des
défunts.
Anubis présente
le défunt à Osiris et place son cœur sur le plateau d'une balance.
le culte d'Osiris -
Parallèlement aux rites
funéraires qui lui étaient attribués, les fêtes religieuses en l'honneur
d'Osiris étaient aussi très populaires. Elles se tenaient à Abydos où chaque
année on jouait une représentation de la légende osirienne. Une procession était
alors organisée lors de laquelle Osiris sur sa barque massacrait ses
adversaires. Ces cérémonies se tenaient au 4ème mois de la saison de
l'inondation, au moment où la décrue du Nil entraînait une nouvelle floraison.
Cette renaissance végétale symbolisait la victoire de la vie sur la mort. Une
poignée d'élus pouvaient pénétrer dans le Temple ayant ainsi accès aux mystères
d'Osiris (alors que la majorité se contentait de déposer des offrandes à ses
portes). Des prêtres célébraient alors dans le secret des temples les "mystères"
de ce Dieu souterrain.
L'alchimie
[ 800 av. J-C ]
La
Transmutation
naissance
et évolution de l'alchimie
L'alchimie est né à Alexandrie
vers le 9e siècle av. JC. Les alchimistes cherchaient alors à fabriquer, à
partir de métaux divers, le métal parfait que serait l'or. Simultanément, une
école d’alchimie se développa en Chine dont le but était également de découvrir
des procédés d’obtention de l’or.
Un peu plus tard, une autre école
d’alchimie fleurira en Arabie de 750 à 1258. Le premier ouvrage connu issu de
cette école est le Summa Perfectionis "Sommet de la perfection", attribué
au scientifique et au philosophe Geber. Cet ouvrage est le plus vieux livre sur
la chimie à proprement parler. Il décrit toutes les connaissances et croyances
de l’époque.
Héritiers des connaissances
antiques, les alchimistes arabes travaillaient avec l’or et le mercure,
l’arsenic et le soufre, les sels et les acides. Ils utilisaient différents
procédés tels que la distillation dans les alambics, la sublimation ou la
cristallisation.
L’alchimie issue de l’Arabie se
développa à travers l’Espagne et l’Europe. Les premiers travaux connus de
l’alchimie européenne sont ceux de Roger Bacon et d’Albert le Grand. Ils
cherchèrent à fabriquer ou à découvrir une substance, la pierre philosophale,
plus parfaite encore que l’or, et qui pouvait être utilisée pour amener les
métaux de base jusqu’à la perfection de l’or.
une
quête spirituelle
Mais l'alchimie est aussi une
recherche spirituelle et demandait de ce fait une initiation à ses mystères...
Le concept fondamental de l’alchimie dérive en effet de la doctrine selon
laquelle toute chose tend à atteindre la perfection. Les corps sont alors
classés en solides, liquides et vapeurs, et selon leur couleur.
Les textes alchimiques décrivent
le processus de la fabrication de la Pierre Philosophale. Ces descriptions ne
sont pas linéaires par rapport au processus opératoire, et il arrive souvent
qu'un ouvrage ne livre qu'une ou plusieurs parties du "Grand Œuvre". Le
processus opératoire est alors décrit de manière codifiée. Les alchimistes
utilisent par ailleurs de nombreux symboles pour permettre au chercheur de faire
les recoupements nécessaires, le lecteur apprend alors à édifier un système
philosophique dans lequel l'alchimie prend tout son sens.
la
table d'émeraude
La table
d'Émeraude est le texte fondamental de l'Alchimie. Attribuée à Hermès
Trismégiste "le trois fois grand", elle contient les préceptes de l'hermétisme.
La figure d'Hermès Trismégiste fut associée à une divinité égyptienne, Thot, et
considérée comme la divinité de la Magie.
Paroles des arcanes d’Hermès :
"Il est vrai, sans mensonge,
certain et très véritable : ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et
ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; par ces choses se font les
miracles d'une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d'un,
par la méditation d'un, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique
par adaptation. Le Soleil en est le père, et la Lune la mère. Le vent l'a porté
dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle. Le Père de tout, le
Thélème du monde universel est ici. Sa force ou puissance est entière si elle
est convertie en terre.
Tu sépareras la terre du feu, le
subtil de l'épais, doucement avec grande industrie. Il monte de la terre et
descend du ciel, et reçoit la force des choses supérieures et des choses
inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire du monde, et toute obscurité
s'enfuira de toi. C'est la force, forte de toute force, car elle vaincra toute
chose subtile et pénétrera toute chose solide. Ainsi, le monde a été créé. De
cela sortiront d'admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné.
C'est pourquoi j'ai été appelé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la
philosophie universelle. Ce que j'ai dit de l’œuvre solaire est
complet."
les mystères
d'Eleusis
[700 av. J-C /
Grèce Antique]
Le Voyage de l'âme - La
(re)naissance
La ville d'Eleusis, à 25
km d'Athènes, était dédiée au culte de Déméter (Déesse de la fertilité) qui
apprit aux hommes l'agriculture. Les mystères d’Éleusis se déroulaient alors en
deux parties : Au printemps avaient lieu "les petits mystères" - rites
préliminaires non frappés par le sceau du secret, et à l’automne (fin
septembre-début octobre) se tenaient "les grands mystères" - cérémonies secrètes
que les initiés ne devaient en aucun cas divulguer.
le
mythe de Déméter / Perséphone
(Perséphone et
Hadès)
Perséphone (anciennement Coré
"la fille" par opposition à Déméter "la mère") fut enlevée par
Hadès. Terrassée par la nouvelle, sa mère partit à sa recherche. C'est sous
l'apparence d'une vieille femme que Déméter chemina jusqu'à Eleusis. Une fois
arrivée, elle fut reçue par Céléos et Métanire. Elle mit alors fin à son jeûne
en buvant le kykéon, et se chargea en secret d'immortaliser leur fils Démophon
(en le plongeant dans le feu). Surprise par Métanire, elle s'interrompt et
révèle à ses hôtes sa divinité ainsi que ses connaissances qu'elle leurs
chargera de transmettre.
Toujours inconsolable par la
perte de sa fille, Déméter décida d'empêcher les semailles de germer. Zeus et
les autres Dieux la supplièrent de laisser pousser les cultures mais elle menaça
d'affamer l'humanité si elle ne revoyait pas sa fille. Zeus céda et envoya
Hermès chercher Perséphone dans le monde souterrain des Enfers. Hadès accepta de
rendre Perséphone à sa mère mais cette dernière, ayant mangé les grains de
grenade, était liée pour l'éternité au royaume d'Hadès. Un compromis sera malgré
tout trouvé : Perséphone montera vers le Ciel au printemps, et retournera sous
Terre à l'automne.
L'initiation
aux mystères
Les petits mystères, ouverts à
tous, ont lieu à Agraï, à l’est d’Athènes, sur les rives du fleuve Ilissos. Ils
se déroulent principalement sous la forme de rites de purification dans les eaux
du fleuve. C’est au cours des petits mystères que débute l’instruction des
candidats à l’initiation. Ces derniers, à la fin des cérémonies, prennent le nom
de mystes "initié".
À l’automne ont lieu les grands
mystères, rites s’étalant sur 10 jours accessibles aux seuls mystes. Ils
débutent par le départ d’une procession de jeunes hommes, les éphèbes, se
rendant d’Athènes jusqu’à Éleusis pour y chercher les hiéras (objets
sacrés). Ceux-ci sont ensuite rapportés voilés jusqu’à Athènes, où ils sont
déposés dans le sanctuaire de l’Éleusinion. Les cérémonies se poursuivent pour
les mystes par un bain purificateur dans la mer, où est également plongé un
porcelet qui est ensuite sacrifié. Une nouvelle procession part alors d’Athènes
pour retourner à Éleusis et y rapporter les hiéras. À Éleusis se déroulent des
célébrations de Déméter et Perséphone et des sacrifices en leur honneur.
L'initiation aux grands mystères a lieu dans le Télestérion, après consommation
d’une boisson sacrée, le kykéon.
le
sceau du secret
Seuls les initiés avaient
le droit de pénétrer dans le Télestérion et d'assister aux mystères. Nul n'avait
le droit d'en révéler le secret sous peine de mort. Il est donc difficile de
savoir précisément ce qui se passait lors de ces cérémonies. Ils comprenaient
probablement des représentations sacrées de la quête terrestre de Déméter à la
recherche de sa fille Perséphone. Les initiés eux-mêmes entraient alors dans la
peau de Déméter, errant dans le Télestérion plongé dans l’obscurité. La fin de
la quête de la déesse et la réapparition à la surface de Perséphone est
signifiée par le retour de la lumière dans le temple et la présentation aux
initiés d’un épi de blé. Les grands mystères comprennent une seconde étape, à
laquelle ne peuvent participer que ceux qui ont été initiés depuis une année au
moins. Il s’agit certainement aussi d’une représentation sacrée, mais qui,
évoquant l’union de Déméter et de Zeus, se rapproche plus d’un culte de la
fertilité. C’est à la fin de cette étape que les initiés prennent le nom
d’epoptes "ceux qui savent".
« Heureux qui possède, parmi les
hommes de la terre, la vision de ces
mystères.»
Les écoles de mystères
[600 av. J-C / Grèce
Antique]
La Philosophie des
Sciences
l'école
ionienne / Thalès (600 av. JC)
Thalès de Millet fit partie des
fameux 7 sages de l’Ionie, il fut le père de la philosophie, et le fondateur de
l'école ionienne. Il voyagea en Crète, en Asie, et en Egypte - où il apprit la
connaissance des mathématiques et de la géométrie. De retour en Grèce, il fonda
cette école des mystères. Il y enseigna la sphéricité de la terre, l'obliquité
de l'écliptique, et la vraie cause des éclipses de soleil et de lune. Il parvint
également à les prédire, en employant les méthodes que les prêtres égyptiens lui
avaient communiquées. Il dégagea de ses recherches un premier élément, l’Eau,
pour fonder ensuite une genèse “ physique ” à partir des cosmologies
magico-religieuses de la haute antiquité. Il affirma en effet que l’eau est la
substance primordiale dont procède toute la matière. Thalès eut pour successeurs
Anaximandre, Anaximène, et Anaxagore qui fut d'ailleurs persécuté par les
athéniens pour avoir enseigné les vérités de cette école ionienne.
La Libération de
l'Ame
Orphisme (500 av. JC)
Prélude au christianisme,
l'orphisme constitue à la fois une religion secrète à caractère initiatique et
une philosophie : l'âme, prisonnière du corps, porte le fardeau d'un crime
originel ; elle ne sera libérée qu'au terme de nombreuses incarnations en se
purifiant par les jeûnes, l'ascétisme et l'initiation spirituelle. C'est aussi
la promesse d'une vie post-mortem. Dans les principes de l'orphisme, les hommes
devraient donc se débarrasser du côté titanique ou mauvais de leur nature et
préserver uniquement la nature "dionysiaque" ou divine de leur être. À travers
une longue série de réincarnations, les hommes se prépareraient ainsi à
l'au-delà. S'ils avaient vécu dans le mal, ils seraient punis, mais s'ils
avaient vécu dans la sainteté, leur âme serait libérée après leur
mort.
Le
mythe de Dionysos
Des fragments de passages
poétiques, notamment des inscriptions sur des tablettes en or découvertes dans
les tombes de pratiquants orphistes du 6e siècle av. JC, suggèrent que
l'orphisme était fondé sur une cosmogonie centrée sur le mythe du dieu Dionysos,
fils de Zeus et Perséphone. Zeus voulait en effet faire de son fils le maître de
l'univers, mais Héra, jalouse, livra le jeune dieu aux Titans qui le déchirèrent
et le dévorèrent. Athéna, déesse de la Sagesse, parvint à récupérer son cœur et
le rapporta à Zeus, qui féconda Sémélé donnant naissance à un nouveau Dionysos.
Zeus punit alors les Titans en les détruisant avec sa foudre, et créa la race
humaine avec leurs cendres. Les humains eurent donc une double origine : le
corps terrestre était l'héritage des Titans (nés sur la terre), l'esprit venait
de la divinité de Dionysos (dont les restes avaient été mélangés à ceux des
Titans).
L'école
pythagoricienne
[530 av. J-C / Grèce
Antique]
Les Vibrations et la
Transmigration des Ames
Pythagore
Originaire de Samos,
Pythagore voyagea en Égypte et à Babylone où il fut initié aux mathématiques, à
l’astronomie, aux sciences orientales, ou encore à la musique. Après douze
années d'exil, Pythagore quitta finalement Babylone et fonda une fraternité
d'initiés à Crotone, au sud de l'Italie. Outre une visée politique, la confrérie
fondée par Pythagore avait également une dimension morale et religieuse. Les
pythagoriciens adhéraient à certains mystères, semblables à ceux de l’orphisme.
Obédience et silence, abstinence de nourriture, simplicité vestimentaire,
modestie des possessions et examen de conscience, telles étaient leurs
règles.
La
métempsychose
Les pythagoriciens
croyaient également en l’immortalité et à la transmigration des âmes
(métempsycose). Ils avaient en effet l'intime conviction que l'âme de chacun est
prisonnière du corps, qu'elle est délivrée de celui-ci après la mort, et
réincarnée ensuite dans une nouvelle forme de vie (supérieure ou inférieure
selon le degré de vertu auquel elle est parvenue). La fin suprême de l'homme
serait de purifier son âme en cultivant les vertus intellectuelles, en
s'abstenant des plaisirs sensuels et en accomplissant divers rites
religieux.
La
musique des sphères
Ayant découvert les lois
mathématiques de la gamme musicale, les pythagoriciens concluront que les
mouvements planétaires produisent une « musique des sphères » et développèrent
une « thérapie par la musique » dans le but de mettre l'humanité en harmonie
avec les sphères célestes. Ils identifièrent la science aux mathématiques,
soutenant que toute chose est composée de nombres et de figures géométriques.
Ils apportèrent d'importantes contributions aux mathématiques, à la théorie
musicale et à l'astronomie. Pythagore donnait alors ses conférences derrière un
écran dans un langage voilé qui ne pouvait être pleinement compris que par les
initiés les plus avancés. La phrase la plus significative de son instruction
concernait le concept fondamental à savoir que le nombre est à la fois la forme
et l'essence de la création.
"Dieu a
tiré la Terre du Néant comme il a tiré le un du zéro pour créer la multitude"
(citation gravée sur le fronton
de l'école à Crotone)
le culte
d'Isis
[4OO av. JC / Egypte + Empire
Gréco-romain]
Le Souffle de la Vie - La
Guérison
le
mythe d'Isis
Protectrice des femmes,
des enfants et des défunts dans l’au-delà, Isis possède une habileté de
magicienne. Avec l’aide de Nephtys, Anubis et Thot, elle rend le souffle de la
vie à son époux Osiris, après son assassinat par leur frère Seth. Elle incarne
le pouvoir de vaincre la mort par l’amour - « seules ses paroles sont capables
de rendre la vie à la gorge qui étouffe ».
le
culte d'Isis
C'est dans les derniers
temps pharaoniques qu'apparaissent sur les bords du Nil des sanctuaires dédiés à
la déesse Isis. C'est ainsi que le temple basé à Philae, et commencé par
Nectanebo Ier vers 350 av J-C, sera pendant des siècles le domaine d'Isis - la
grande magicienne qui règne sur la vie, la mort et la résurrection. Son culte se
répandit ensuite dans tout l'empire gréco-romain. Partout les Grecs chantèrent
le nom de l'Egypte, et répandirent dans toute l'Europe le culte de la Femme-Mère
Universelle. Ce sont eux qui révélèrent quelques aspects de la sagesse des
anciens prêtres. Respectueux, ils turent ce qu'ils avaient acquis de la
connaissance cachée dans les sanctuaires. Habiles dans l'art de la parole, ils
laissèrent le voile d'Isis recouvrir les secrets initiatiques dont ils devinrent
les héritiers.
Le culte de
Mithra
[100 av. J-C / Empire
Gréco-romain]
La Lumière
Eternelle
Mithra
Né d'un roc, Mithra
préside à travers un certain nombre de miracles - dont par exemple le
jaillissement d'une source au cœur d'un rocher qu'il avait frappé d'une flèche,
ou encore la conservation de la puissance vitale de la nature (l'immortalité).
Dieu perse de la Lumière,
Mithra dompte puis terrasse le taureau (sa propre animalité) en l'égorgeant.
Dans l'Avesta, les écritures sacrées zoroastriennes, Mithra apparaît comme le
yazata "le bénéfique", l'esprit du bien et l'ordonnateur du monde. Sauveur de
l'Univers et du monde divin, Mithra prendra ensuite place sur le char du Soleil.
Les Grecs d'Asie Mineure l'identifièrent en effet à Hélios.
Son culte fut ensuite
introduit à Rome vers 68 av. JC par des pirates ciliciens. Le mithraïsme se
propagea alors dans toute l'Italie et les différentes provinces romaines pendant
le Bas-Empire. Il recevra le surnom de « juge des âmes ». Et fut par ailleurs le
rival du christianisme.
"Mithra sacrifiant le taureau
en présence du soleil
et de la lune"(alors
qu'un chien et un serpent
boivent le sang qui sort de la
plaie)
Le
mithraïsme
Le culte de Mithra était
celui d’un ordre initiatique fermé, sélectif, élitaire, où les divers degrés
d’initiation comportaient la révélation de secrets inconnus des membres des
degrés inférieurs. Il se distinguait des religions de masse du type oriental où
tout pouvait être transmis à tous. La loi du silence était la règle. Pour
comprendre la religion de Mithra, il faut se remémorer les courants gnostiques
qui pratiquaient une pensée symbolique orientée vers l’éternité. Servir Mithra
obligeait l’initié à aider non seulement la communauté des croyants, mais
également l’humanité tout entière pour la conduire sur la voie du salut et du
bien. Culte secret, réservé à une élite, il conduisait à la
lumière...
L'initiation
L'initiation consistait en
un certain nombre d'épreuves, dont un ensevelissement rituel, symbole de la mort
volontaire du néophyte à l'ignorance du monde, et de sa renaissance à la
vérité. Ce que les adeptes de son culte (répartis en une stricte hiérarchie)
devaient retenir c'était l'assurance de la bonne marche du cycle cosmique.
Mithra jouait aussi un rôle important dans la prospérité de la terre - le sang
qui jaillissait du sacrifice d'un taureau fécondait alors les espèces végétales
et animales. Les adorateurs de Mithra pratiquèrent des sacrifices et des
initiations rituelles dans des grottes secrètes, où les affiliés s'engageaient
par serment. Plus tard, les sacrifices sanglants furent remplacés par une
oblation de pain, d'eau et de
vin...
La Kabbale
[11ème siècle]
L'Harmonie Cosmique / Un Tout
Unifié
les
RACINES
Les racines de la Kabbale sont
liées à l'ancienne doctrine secrète juive, mais ce n'est qu'au 11ème siècle que
le nom "kabbale" apparut pour la première fois dans un texte écrit par Salomon
Ibn Gabirol, un philosophe juif.Les
Kabbalistes s'inspirèrent des enseignements délivrées dans les Ecoles de
Mystères Egyptiennes, mais également des philosophies rencontrées au cours de
leurs périples.
"de
bouche à oreille"
Le mot kabbale (Qabalah en
hébreu) signifie "réception", et désigne l’acte de recevoir la tradition
transmise de maître à disciple. Cette Tradition rapporte que Moïse, après avoir
reçu de la parole de Dieu les Tables de la Loi - La Torah - préserva une
partie de ces enseignements. Ne pouvant les livrer au peuple, il les transmit de
vive voix aux hommes saints et aux "élus"... Par la suite, cette révélation ne
se fit (en partie) que de bouche à oreille, sous le couvert du secret
initiatique.
Ces "choses qui ne se disaient qu'à
voix basse et de bouche à oreille" se rapportaient non
seulement à la cosmogonie, mais aussi à l'eschatologie, à la connaissance du
temps, mais aussi du "nom ineffable" - dont la prononciation véritable était
alors expliquée. L'identité de l'être et de la pensée, l'essence du réel et de
l'idéal, fut également enseignée par cette tradition kabbalistique. L'idée
fondamentale étant l'unité des mondes : Tout ce qui est contenu dans un monde
inférieur se retrouve sous la forme d'un archétype supérieur. L'Univers forme
alors un tout profondément unifié. A cette conception métaphysique, les
kabbalistes affirment qu'à l'origine toutes les âmes étaient combinées en une
seule.
Le nom des 72
dieux
Le nom ineffable
L'Arbre des
Sephirot
Les Sephirot -
On trouve la première formulation
de la doctrine des sephirot dans le Sefer Yetsirah, le "Livre de la
création", composé entre le 2e et le 5e siècle après JC. Il aura une influence
très importante sur l'ensemble de la tradition Kabbalistique. Les sephirot sont
les 10 nombres élémentaires qui constituent, avec les 22 lettres de l'alphabet
hébraïque, les éléments de la
création.
L'ordre des
Templiers
[12ème siècle]
La libre circulation des
pèlerins
Religieux et
militaire à la fois, l'Ordre des Templiers naquit lors de la deuxième croisade,
en Terre Sainte. Il fut créé le 27 décembre 1118 à Jérusalem à partir
d'une milice appelée Les Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de
Salomon. L'Ordre s'accrut rapidement et bientôt les Chevaliers du Temple
constituèrent une véritable et puissante armée. Malgré cela, ils finirent par
succomber sous le nombre et quittèrent le Proche-Orient pour se replier en
Europe, où ils s'étaient transformés en bâtisseurs et en propriétaires terriens.
Les Templiers tracèrent
alors des routes, construisirent des ponts, dressèrent des places fortes, et
établirent des fermes et commanderies dans tout les royaumes d'Europe. Ces
travaux nécessitèrent notamment un grand nombre de compagnons. Les ouvriers, les
maçons, les charpentiers, et les tailleurs de pierre ainsi enrôlés étaient
francs, c'est-à-dire libres, lorsqu'ils décidaient d'observer les règlements des
templiers. C'est ainsi que s'organisèrent des compagnies ouvrières et
compagnonniques qui édictèrent leurs règles et leurs signes tels que nous les
connaissons encore aujourd'hui.
Philippe Le Bel, pour
s'emparer du trésor et des biens des Templiers leurs fit un procès en les
accusant des pires crimes. Le Grand Maître Jacques de Molay fut,
avec quelques uns de ses pairs, brûlé pour hérésie le 18 mars 1314 à Paris, sur
un bûcher dressé sur l'Île de la Cité. Mais la connaissance et l'enseignement
des Chevaliers du Temple perdura. On en retrouve d'ailleurs la trace dans les
symboles et les rituels de la Maçonnerie
contemporaine.
La
Franc-maçonnerie
[14ème siècle]
Le Temple de l'Alliance Eternelle
/ L'Union des Savoirs
Du légendaire Hiram découlent la
plus part des rituels initiatiques utilisés de nos jours avec plus ou moins de
références à Salomon, à son temple, et à quelques autres récits bibliques
totalement ou partiellement repris selon les obédiences.
la
légende d'Hiram
La légende rapporte qu'Hiram
travaillait depuis 7 ans à l'édification du Temple. Les travaux touchant à leur
fin, 3 compagnons - désireux de s'attribuer les privilèges du maître - se
postèrent chacun devant une porte du temple.
Le premier compagnon demanda la parole secrète au maître, mais ce dernier lui
répondit qu'il n'était pas possible de l'obtenir ainsi, et qu'il fallait
avoir la patience d'attendre le moment opportun.
Le compagnon frappa alors
l'architecte au cou à l'aide d'une règle - cette blessure symbolise la mort
physique d'Hiram. Le 2ème compagnon,
ayant obtenu la même réponse,
porta sur le sein gauche du
maître un puissant coup d'équerre - c'est la mort sentimentale. Chancelant,
Hiram se dirigea vers la 3ème porte et se trouva confronté au dernier compagnon
qui lui posa la même question. Le coup de maillet porté sur son front acheva son
agonie - cette troisième mort correspond à la mort mentale de l'architecte. Les
3 meurtriers se demandèrent alors s'ils connaissaient la parole secrète du
maître, mais aucun d'eux n'avait pu l'obtenir. Comprenant l'inutilité de leur
crime, ils plantèrent à l'endroit où ils avaient enseveli Hiram un rameau
d'acacia, arbre de Vie. Cette légende marquera fortement la symbolique
maçonnique, ainsi que les différentes cérémonies initiatiques. L'accession au
grade de maître reprend d'ailleurs les étapes de l'assassinat d'Hiram qui doit
d'abord "mourir" pour renaître.
"Êtes-vous maître ? -
L'acacia m'est connu."
Hiram
de Tyr (dans la bible)
Selon le 1er Livre des Rois,
Hiram de Tyr était un excellent bâtisseur. A la demande de Salomon (3ème roi
d'Israël, vers 950 av. J-C), Hiram s’occupa de la décoration
du Temple "La maison de l'Éternel" - qui abrita pour un temps
l'Arche d'Alliance. Il réalisa entre autres la Mer
d’airain (gigantesque réservoir d’eau lustrale), dix bassins de bronze, ou
encore les deux colonnes de bronze, baptisées Jakin et Boaz, qui jouèrent par la
suite un rôle symbolique et considérable dans la Franc-Maçonnerie.
1er Livre des
Rois (Chap.VII, 13-22) -Le roi Salomon fit
venir de Tyr Hiram,fils d’une veuve
de la tribu de Nephthali, et d’un père Tyrien, qui travaillait sur l’airain.
Hiram était rempli de sagesse, d’intelligence, et de savoir pour faire toutes
sortes d’ouvrages d’airain. Il arriva auprès
du roi Salomon, et il exécuta tous ses ouvrages.Il fit les deux
colonnes d’airain (…) Il dressa les colonnes dans le portique du
temple ; il dressa la
colonne de droite, et la nomma Jakin ; puis il dressa la
colonne de gauche, et la nomma Boaz.Il y
avait sur le sommet des colonnes un travail figurant des lis. Ainsi fut achevé
l’ouvrage des colonnes.
La
franc-maçonnerie "opérative"(14ème siècle)
La Franc-Maçonnerie tire
également son origine des bâtisseurs (cathédrales, abbayes, monastères) et
tailleurs de pierre de l'époque. Ces compagnons/apprentis/maîtres bâtisseurs se
réunissaient alors dans des loges, et se transmettaient les secrets du métier de
génération en génération. Quatre siècles plus tard, cette première
Franc-Maçonnerie sera désignée comme "opérative", en raison de son côté purement
professionnel. À partir du 16ème siècle, ces cercles de bâtisseurs commencèrent
à s’ouvrir à d’autres corps de métiers puis, progressivement, à admettre dans
leurs rangs des hommes fortunés, des hommes de loi, des ecclésiastiques, des
philosophes, des médecins, ou encore des artistes... Dès lors, la
Franc-Maçonnerie dite "spéculative" commença à émerger.
La
franc-maçonnerie "spéculative"(18ème siècle)
Les secrets de la
Franc-Maçonnerie opérative (liés aux métiers de tailleur de pierre ou
d'architecte) se verront peu à peu dilués dans les mystères de l'époque
(l'alchimie, la kabbale, les principes réformateurs de la Rose-Croix, ou autres
doctrines hermétistes). Les membres de cette franc-maçonnerie dite "spéculative"
entrevoyaient alors une synthèse possible entre la philosophie, la science
expérimentale, et la magie antique. Le 24 juin 1717, quatre loges londoniennes
se rassemblent en une seule et même loge. La première "Grande Loge de Tous les
Temps" basée à Londres confiera alors à l'écossais James Anderson la rédaction
d'un livre des Constitutions (contenant à la fois l'histoire légendaire de la
fraternité et les obligations des francs-maçons).
Initiations
/ Les 33 degrés
Dans chacun des rituels, nous
retrouvons une structure commune, le «Grade». Les grades sont les degrés de
l’initiation correspondant au niveau de connaissance, de
spiritualité et de capacité à raisonner selon les lois maçonniques. Les
trois premiers grades sont l’«apprenti», le «compagnon» et le «maître»
(90% des francs-maçons sont d'ailleurs confinés dans ces grades, sachant qu'il y
en a 33 en tout, et ne les dépasseront jamais). Les loges qui forment ces
premiers degrés sont appelées «Loges bleues». Les révélations se transmettent
alors sous forme d'enseignement de génération en génération. L'initiation est
une cérémonie sans définition religieuse pendant laquelle le profane accède à la
Lumière symbolique, propice à la la découverte de lui-même et des autres. Bien
qu'initié, le Franc-maçon reste toujours dans une voie initiatique exigeant une
permanente ouverture d'esprit, et une continuelle volonté de rechercher ce qui
est juste et vrai...
La Fraternité des
Rose-Croix
[17ème siècle]
Le Savoir / La
sagesse
origines
La Rose-Croix est une
fraternité internationale vouée à la quête de la sagesse ésotérique. Son emblème
est formé d'une rose rouge placé au cœur d'une croix. L'origine de leur ordre
remonte à l'Égypte ancienne et a perduré à travers les siècles en restant
volontairement dans l'ombre pendant longtemps. Les enseignements des
rosicruciens constituent une combinaison de différents éléments empruntés à
l'hermétisme égyptien, au gnosticisme, à la Kabbale juive, ainsi qu'à d'autres
croyances et pratiques occultes.
les
3 manifestes - L'existence des Rose-Croix fut révélée publiquement par
une large diffusion de 3 manifestes de la fraternité : "Fama Fraternitatis" -
La "Confessio Fraternitatis" - "Les Noces Chimiques de Christian Rosenkreutz"
(parus respectivement en 1614, 1615 et 1616).
La « Fama Fraternitatis
» révèle l'existence de l'Ordre de
la Rose-Croix à travers l'histoire allégorique de Christian Rosenkreutz
(1378-1484). Depuis le périple qu'il mena à travers le monde, en passant par la
création de la Fraternité rosicrucienne, jusqu'à la découverte de son tombeau.
Lorsque les Rose-Croix le découvrirent en 1604, ils virent alors sur le sommet
de la porte, indiqué en grands caractères : « Je m'ouvrirai dans 120
ans ».
La « Confessio
Fraternitatis » complète le premier Manifeste,
d'une part en insistant sur la nécessité pour l'Homme et la société de se
régénérer, et d'autre part en indiquant que la Fraternité des Rose-Croix possède
une science philosophique permettant d'opérer cette Régénération. Pour justifier
sa publication, la Confessio Fraternitatis expose les 37 raisons qui poussent la
confrérie, jusqu'alors secrète, à dévoiler son existence pour lancer son appel
aux savants. En cela, elle s'adresse avant tout aux chercheurs désireux de
participer aux travaux de l'Ordre, et d'œuvrer au bonheur de l'Humanité.
L'aspect prophétique de ce texte intrigua beaucoup les érudits de
l'époque.
« Les Noces Chimiques de
Christian Rosenkreutz » écrit par Johann Valentin
Andréa, se présente
comme un roman alchimique. Il retrace les 7 journées au cours desquelles
Christian Rosenkreutz assiste à des noces royales. Invité par une messagère
ailée, il quitte son ermitage pour se rendre à ce mariage. Après quelques
périples, il arrive au sommet d'une haute montagne, avant de franchir 3
enceintes successives. Là, comme les autres invités, il est soumis à l'épreuve
de la balance et jugé assez vertueux pour participer au mariage. Alors que l'on
s'attend à assister à un mariage, c'est la décapitation de la famille royale que
Christian Rosenkreutz nous décrit. Les cercueils sont ensuite embarqués sur sept
navires en partance pour une île lointaine.
Arrivés à destination, ils
sont déposés dans un curieux bâtiment de sept étages : la Tour d'Olympe. La
suite du récit nous fait assister à une étrange ascension des invités à travers
les sept étages de la tour. A chaque étape, sous la direction d'une femme et
d'un vieillard, ils participent à des opérations alchimiques. On procède à une
sorte de distillation des dépouilles royales dont on récupère un liquide qui
donne bientôt naissance à un œuf blanc. De celui-ci naît un oiseau qui sera
engraissé pour ensuite être décapité et réduit en cendres. Avec ces résidus, les
invités fabriquent deux minuscules statues. Ces homoncules sont nourris jusqu'à
ce qu'ils prennent la taille d'adultes. Une dernière opération leur communique
la flamme de vie. Les deux homoncules ne sont autres que le roi et la reine qui
s'éveillent à nouveau à la vie. Peu après, ces derniers reçoivent leurs invités
dans l'Ordre de la Pierre d'Or, et tous retournent au château. Cependant,
Christian Rosenkreutz, lors de sa première journée au château, avait commis une
indiscrétion. Il avait pénétré dans le mausolée où gisait Vénus endormie. Cette
indiscrétion lui vaudra d'être condamné à devenir le gardien du château.
(Source : Rose-Croix, Histoire et
mystères)
Les «
Illuminés de Bavière »
[18ème siècle]
La Naissance d'un Nouvel Ordre
Mondial
1776 - Adam
Weishaupt, ancien jésuite et professeur de droit canonique, créa avec l'aide
d'Adolf von Knigge (un aristocrate allemand franc-maçon) et l'apport financier
de Mayer Amschel Rothschild (banquier et fondateur d'une puissante dynastie
familiale), une organisation qu’il nomma "L'Ordre des Illuminés", des
"Illuminati", ou encore des "perfectibles". Son ambition première était alors de
détruire toute religion et société existante. Hostile à l'autoritarisme
catholique, Adam Weishaupt nourrissait en effet l’ambition d’une vaste réforme
culturelle, dont la société avait selon lui besoin. « Nous devons tout détruire
aveuglément avec cette seule pensée : le plus possible et le plus vite
possible.» (A. Weishaupt)
1777/1782 - Adam
Weishaupt s'infiltrera dans une loge Franc-maçonnique de Munich. Tout en
s'inspirant des enseignements, rites, et grades auxquels il fut initié - il
séduira certaines loges de ses desseins "éclairés". Cinq ans plus tard,
l'alliance entre les Francs-maçons et les "Illuminés de Bavière" fut scellée à
Wilhelmsbad. En contrôlant les "Illuminés de
Bavière", les Rothschild exerçaient par la même leur influence sur d'autres
loges secrètes importantes et influentes de l'époque.
1785 - L'ordre
des Illuminés de Bavière fut "publiquement" perçu comme une conspiration
destinée à détruire l’Eglise et le pouvoir mit en place. Officiellement aboli,
cet Ordre continua néanmoins son Œuvre à l'abri des regards. « La grande force de notre
Ordre réside dans sa dissimulation ; qu'il n'apparaisse jamais sous son nom
propre, mais toujours sous le couvert d'un autre nom, d'une autre activité...
»(A. Weishaupt)
LES
13 GRADES
L'Ordre des illuminés est
composé de 13 grades (symbolisés par les 13 paliers de la pyramide). Les membres
de la base étaient alors isolés, ne connaissant pas ceux du niveau supérieur,
tout en leur devant néanmoins l'obéissance. Dans chacune des classes, les
adeptes étaient chargés de se surveiller mutuellement, et de recruter par la
même occasion de nouveaux
initiés.
Les Illuminati
Les
Illuminati sont une "élite dans l'élite". C'est la plus ancienne et la plus
secrète des organisations des "Maîtres du Monde". La plupart de ces
organisations ont un siège social et des membres dont on connaît l'identité.
Mais les membres des Illuminati ne sont pas connus de manière certaine, même si
certains noms circulent avec insistance. Il s'agit de grandes familles
capitalistes ou issues de la noblesse, comme par exemple les Rothschild, les
Harriman, les Russel, les Dupont, les Windsor, ou les Rockefeller (notamment
l'incontournable David Rockefeller, également co-fondateur du Groupe de Bilderberg et du CFR).
Les
Illuminati existent sous leur forme actuelle depuis 1776, date de fondation de
l'Ordre des Illuminati en Bavière par Adam Weishaupt, un ancien Jésuite. A cette
époque, leur projet était de changer radicalement le monde, en anéantissant le
pouvoir des régimes monarchiques qui, à cette époque, entravaient le progrès de
la société et des idées. La Révolution Française et la fondation des Etats-Unis
auraient été des résultats de leur stratégie. Pour les Illuminati, la démocratie
politique était un moyen et non une fin en soi. Selon eux, le peuple est par
nature ignorant, stupide, et potentiellement violent. Le monde doit donc être
gouverné par une élite éclairée. Au fil du temps, les membres de ce groupe sont
passés du statut de conspirateurs subversifs à celui de dominateurs implacables
dont le but essentiel est de conserver leur pouvoir sur la
population.
La création
des Illuminati marquait le lancement d'un Plan conçu pour se dérouler sur
plusieurs siècles, en utilisant le contrôle du système financier naissant pour
parvenir une domination totale sur le monde. La réalisation du Plan s'est
ensuite transmise comme un flambeau de génération en génération, au sein d'une
élite héréditaire d'initiés qui ont su adapter le Plan aux évolutions
technologiques, sociales, et économiques.
Contrairement aux autres organisations des Maitres du Monde, les Illuminati ne
sont pas un simple "club de réflexion" ou "réseau d'influence". Il s'agit d'une
organisation dont la véritable nature est ésotérique ou "occulte".
Les
dirigeants politiques ou économiques se présentent au public comme des personnes
éminemment rationnelles et matérialistes. Mais le public serait étonné
d'apprendre que certaines de ces personnes participent à des cérémonies
étranges, dans des sociétés secrètes où se perpétuent le culte des dieux
égyptiens et babyloniens: Isis, Osiris, Baal, Moloch, ou
Sémiramis.
Le terme
"Illuminati" signifie littéralement "les Illuminés" (du latin "illuminare":
illuminer, connaître, savoir).
Les
Illuminati se considèrent en effet comme détenteurs d'une connaissance et d'une
sagesse supérieure, héritées de la nuit des temps, et qui leur donne une
légitimité pour gouverner l'humanité. Les Illuminati sont la forme moderne d'une
société secrète très ancienne, la "Fraternité du Serpent" (ou "Confrérie du
Serpent"), dont l'origine remonte aux racines de la civilisation occidentale, à
Sumer et Babylone il y a plus de 5000 ans.
La
civilisation qui domine le monde aujourd'hui est en effet la prolongation de la
civilisation Sumérienne, qui a inventé tout ce qui caractérise la civilisation
occidentale: l'administration d'état, l'argent, le commerce, les taxes et les
impôts, l'esclavage, les armées organisées, et une expansion fondée sur des
guerres perpétuelles et l'asservissement des autres peuples. Ce fut aussi la
première civilisation à détruire son environnement. Pratiquant une agriculture
intensive après avoir inventé l'irrigation, les civilisations Sumérienne et
Babylonienne ont transformé des prairies verdoyantes en un désert qui est
aujourd'hui l'Irak.
Depuis
Sumer et Babylone, la Fraternité du Serpent s'est perpétuée en prenant des
formes et des noms multiples à travers les époques, exerçant son influence sur
les religions et les pouvoirs politiques successifs, dans une longue filiation
qui inclut les "écoles de mystère" égyptiennes et grecques, l'église chrétienne
de Rome (utilisée comme "véhicule" par la "Fraternité" pour s'implanter en
Europe), les Mérovingiens (d'où le personnage "Mérovingien" dans le film
"Matrix"), les Templiers (et leurs nombreuses ramifications - Franc- Maçons,
Rose-Croix, Prieuré de Sion, Ordre Militaire et Hospitalier de St Jean de
Jerusalem, Ordre de Malte...), et enfin les "Illuminati" et les organisations
qui y sont rattachées.
Le symbole
des Illuminati est présent sur les billets de 1 dollar: une pyramide dont le
sommet (l'Elite) est éclairé par l'oeil de la conscience et domine une base
aveugle, faite de briques identiques (la population).
Les deux
mentions en latin sont très significatives. "NOVUS ORDO SECLORUM" signifie
"nouvel ordre pour les siècles". En d'autres termes: nouvel ordre mondial. Et
"ANNUIT CŒPTIS" signifie: "notre projet sera couronné de succès".
Un projet
aujourd'hui proche de sa réalisation finale.
The Skull
and Bones
[19ème siècle]
Le Pouvoir / Le
Culte du Secret / Le Développement d'un Réseau
1832
- Implantée dans l'Université de Yale, aux Etats-Unis, le « Skull and bones » -
également appelé "Chapter 322" ou encore "Brotherhood of Death" - fut fondée en
1832 par 2 étudiants : William Huntington Russell et Alphonso Taft. Cette
société secrète recherchera avant tout des étudiants de troisième année aux
qualités sportives et/ou intellectuelles, des sortes de leaders ayant de fortes
personnalités et si possible, un bon compte en banque. Personne ne peut décider
de devenir membre de l’organisation Skull and Bones, il faut en effet être
choisi ou "élu" par les anciens.
Recrutement - Chaque
année en avril, 15 étudiants sont repérés et désignés d'une simple tape sur
l'épaule. Si l'étudiant accepte de rejoindre la confrérie, il est invité à se
rendre dès le lendemain sur High Street, dans une mystérieuse bâtisse appelée
"The Tomb" (La Tombe). Encadrés par les plus anciens, les membres s'y réunissent
en secret 2 fois par semaine (tous les jeudis et dimanches), pour discuter entre
autres de leur vie personnelle, de leurs études, ou encore de leurs projets
professionnels. Des débats sur des questions politiques, sociales, et
ésotériques y sont également tenus. Ce club très fermé reposera alors
sur trois fondements : le principe de l’élection, le goût du secret, et le
développement d’un réseau.
Emblème - Dès sa
première année d'existence, la tête de mort et les ossements serviront d'emblème
à cette société secrète. Quant au chiffre 322, son interprétation reste
multiple. Certaines théories pensent qu'il renvoie à la mort de Démosthène (un
orateur et politicien grec, célèbre pour son éloquence et sa véhémence) qui se
suicida en 322 av. JC. D'autres y voit une référence au 322ème chapitre des
Illuminés de Bavière, ou encore un lien avec la mort d'Adam Weishaupt (au 322ème
jour de l'année).
"Qui est le fou, qui est le sage,
le mendiant ou le roi ?
Qu’ils soient pauvres ou riches,
tous sont semblables dans la mort."
Rapidement après sa
fondation, l'Ordre “Skull & Bones” prit une tournure beaucoup plus "occulte
et rituel", et devint alors un instrument de pouvoir dans les mains d'un vaste
réseau politico-financier.
Harmonie Cosmique / La Maîtrise
des Lois de l'Univers
Antiquus
Mysticusque Ordo Rosae Crucis
1909 - Harvey
Spencer Lewis, qui étudiait l'ésotérisme depuis de nombreuses années et qui
s'intéressait particulièrement à la philosophie rosicrucienne, se rendit en
France, afin d'y rencontrer les responsables de l'Ordre. Après avoir subi de
nombreux examens et diverses épreuves, il fut initié à Toulouse et chargé
officiellement de préparer la résurgence de l'Ordre de la Rose-Croix en
Amérique, alors que la Première Guerre mondiale se profilait en
Europe.
1915 - Un
Manifeste fut publié aux États-Unis pour annoncer le nouveau cycle d'activité de
l'Ordre, qui fut alors désigné sous l'appellation « Ancien et Mystique Ordre de
la Rose-Croix » (A.M.O.R.C.). Cet Ordre se définissait lui-même comme étant un
« mouvement philosophique, initiatique et traditionnel mondial, non sectaire et
non religieux, apolitique ».
« La
plus large tolérance dans la plus stricte indépendance »
Nommé Imperator (du latin
"Imperare sibi", qui signifie Maître de soi), H.S.Lewis développa les
activités de l'Ordre en Amérique, et commença à mettre les enseignements
rosicruciens par écrit. Dans son Histoire complète de l'Ordre de la Rose-Croix,
Harvey Spencer Lewis affirmera que d'après la tradition orale des Rose-Croix, la
grande école de Mystères de Thouthmôsis, qu'il nomme la « Grande Fraternité
Blanche », donna naissance à l'Ordre qui plus tard utilisera le symbole de la
Rose et de la Croix.
initiation
Un enseignement (d'une trentaine
d’années et basé sur différents degrés) est mis à la disposition des membres de
l'AMORC. Cet enseignement est fondé sur une recherche strictement personnelle.
Selon l’AMORC, deux mots expriment cette recherche : harmonie avec le Cosmique,
et maîtrise de soi, du cosmos, des lois de l'univers. L'enseignement de l'AMORC
est également envoyé sous forme de documents mensuels d'une dizaine de pages.
Ces monographies traitent essentiellement de philosophie occulte et
d'ésotérisme (l'aura, l'alchimie spirituelle, les grands initiés, le karma et la
réincarnation, les cycles cosmiques, les vibrations de la matière, les phases de
la conscience humaine, les manifestations de la vie, la guérison métaphysique,
les centres psychiques, les sons vocaux, son symbolisme universel etc...)
D'après la brochure intitulée : « la Maîtrise de la Vie », ces enseignements
tiennent compte d'une certaine « progression » à travers différents
degrés...
Les
9 premiers degrés
1. Les lois du macrocosme et du
microcosme.
2. La conscience humaine. La
pratique de la relaxation et de la concentration.
3. Les Lois de la Vie, la Force
Vitale, la Nature, et l'Âme Universelle.
4. L'Évolution
cosmique.
5. L'histoire de la Philosophie
selon l'AMORC.
6. La thérapeutique
rosicrucienne.
7. Le corps psychique de
l'homme, le voyage astral.
8. Les origines de l'Homme
et de la destinée. Le concept de Dieu, l'Âme Universelle, l'âme humaine et ses
attributs. L'avant-vie, le mystère de la naissance, le libre arbitre, le karma,
le mystère de la mort, l'après-vie, la réincarnation, l'assistance aux mourants,
le pouvoir de la prière, etc.
9. Le symbolisme
traditionnel et les principes mystiques qui s'y
rapportent.
Second Regard
Les
Rose-Croix, reportage
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