La Théorie du Dédoublement de Jean-Pierre
Garnier-Malet
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Jean-Pierre Garnier Malet - Théorie du Dédoublement
(39:16)
Dans cette théorie qui trouve sa vérification et sa justification dans le
cosmos, le temps dévoile sa propriété essentielle qui le rend créateur. Comme la
masse, l’énergie, l’espace, atomique ou cosmique, le temps est discontinu. Cette
discontinuité permet de jongler avec le hasard et la prédestination sans pour
autant annuler une évolution hasardeuse ni un déterminisme rassurant. Il en
résulte un principe vital capable de nous donner en permanence un équilibre
salutaire, instinctif et intuitif. C’est la méconnaissance de ce principe qui
déséquilibre actuellement les hommes et notre planète. Pour éviter des désordres
d’envergure, corporels et planétaires, il serait urgent d’appliquer ce que nos
ancêtres appelaient le "principe de l’alpha et de l’oméga".
Jean-Pierre Garnier Malet - Le dédoublement, comment ça marche ?
(51:30)
Jean-Pierre Garnier Malet - Le dédoublement, aspect scientifique
(34:00)
La découverte de la dilatation du temps et des ouvertures temporelles a
permis au physicien Jean-Pierre Garnier-Malet de comprendre ce qui pourrait se
cacher derrière les mystérieux concepts d'Apocalypse et de fin des temps.
Titulaire d'un doctorat de mécanique des fluides, le célèbre physicien
Jean-Pierre Garnier-Malet est l'auteur de la fameuse "Théorie du Dédoublement".
Cette théorie trouve sa vérification et sa justification dans le Cosmos et
permet à l'homme de comprendre pourquoi et comment il est véritablement un
créateur de ses possibilités futures (Cf. le site de Jean-Pierre Garnier-Malet). Son intérêt dans le
quotidien résulte dans la possibilité de contrôler un principe vital capable de
nous donner en permanence un équilibre salutaire, instinctif et intuitif.
C’est la méconnaissance de ce principe qui déséquilibre actuellement les
hommes et notre planète. Pour éviter des désordres d’envergure, individuels et
planétaires, il serait urgent d’appliquer ce que nos ancêtres appelaient
"Principe de l’Alpha et de l’Oméga" et que la science vient de redécouvrir.
Voici la transcription d'une communication enregistrée en 2007 par
Jean-Pierre Garnier-Malet. On y découvre avec émerveillement une incroyable
complémentarité entre les dernières découvertes de la physique quantique et
l'Enseignement des plus grands Maîtres spirituels de l'humanité.
« J'aimerais vous parler d'une découverte que j'ai faite il y a un peu plus
de dix ans et qui vient d'être publiée. Ce n'est pas encore très connu ; il y a
juste un petit noyau de scientifiques qui sont au courant. Cette découverte est
pourtant d'importance, car elle touche un principe vital. Alors, qui dit
principe vital dit survie. On sait qu'il faut boire, qu'il faut manger ; qu'il
faut dormir pour survivre. On sait aussi qu'il faut savoir manger, savoir boire
et savoir dormir pour mieux vivre. Cette découverte touche un principe vital qui
est complètement ignoré dans nos civilisations actuelles. Or, il était connu
autrefois dans les civilisations qui étaient pourtant des civilisations un peu
barbares, où il semble que ce principe servait à une meilleure survie ; ça ne
veut pas dire qu'il servait à bien vivre, mais qu'il servait tout au moins à une
meilleure survie.
Tout part d'une propriété du temps. Tout le monde a entendu parler de la
relativité du temps : Einstein, E = MC², la bombe atomique, tout ça c'est connu,
pas dans les détails, mais personne n'ignore cette relativité du temps et
pourtant tout le monde ignore d'où ça vient, en quoi elle est utile à l'homme.
Toute propriété physique sert en premier l'homme, son environnement, son temps
et son espace. Alors ce temps, cette relativité, je vais en dire juste un petit
mot, non pas pour paraître savant ni pour vous rendre savants, mais simplement
pour vous montrer que c'est une propriété très intéressante.
Prenez deux jumeaux, l'un qui reste sur Terre et l'autre qui part dans une
fusée. Mais il va partir dans une fusée un peu spéciale qui va aller à une
vitesse proche de la vitesse de la lumière. S'il part avec une vitesse de 15
kilomètres par seconde en dessous de la vitesse de la lumière qui est de 300.000
kilomètres par seconde, s'il voyage pendant 20 ans, quand il revient sur la
Terre, il s'y est écoulé 2.000 ans. Imaginez un contemporain de Jésus qui serait
ainsi parti à l'âge de 20 ans. Il reviendrait âgé de 40 ans et il faudrait qu'il
connaisse tout d'un coup 2.000 ans de la vie sur la Terre. Vous voyez donc que
cette histoire de relativité est vraiment très, très importante. Or, dans la vie
courante, dans notre quotidien, nous ne voyons pas du tout le lien entre cette
propriété et notre vie, ce qui a fait dire à certains scientifiques que c'était
une utopie, que cette théorie n'avait aucune réalité.
Or, des expériences faites en 1972 par deux scientifiques, Haefely et Kittin,
ont permis de mettre au point des horloges atomiques très précises donnant le
milliardième de seconde. Donc nous pouvons utiliser cet appareillage dans un
avion qui tourne autour de la Terre pendant qu'une autre horloge reste sur
Terre. On le fait tourner dans le sens de rotation de la Terre puis dans le sens
inverse de la rotation de la Terre pour pouvoir mesurer deux accélérations
différentes de l'avion qui bénéficie dans un sens de l'accélération du mouvement
de la Terre et qui au contraire est contrarié dans l'autre sens, tout ça parce
que cette relativité du temps est en fait liée à une différence d'accélération
entre les deux observateurs, entre les deux jumeaux, celui qui reste sur la
Terre et celui qui part dans sa fusée. S'il n'y avait pas d'accélération, il n'y
aurait pas de différence de temps. Seule, l'accélération – il en faut une pour
quitter la Terre et atteindre la vitesse de la Lumière – et la décélération pour
revenir permet cette différence de temps.
Donc, en faisant une expérience avec un avion qui part dans le sens de
rotation de la Terre ou dans le sens inverse, nous voyons des différences
d'accélération et de ce fait nous pouvons mesurer. En 1972, la démonstration a
été faite : la différence entre celui qui restait sur Terre et celui qui partait
dans l'avion fut évaluée à 273 milliardièmes de secondes, et il y avait 3
milliardièmes d'écart entre les deux voyages, l'un dans le sens de la rotation
et l'autre dans le sens inverse. Donc, depuis 1972, cette histoire de relativité
est parfaitement établie. Deux jumeaux qui voyagent à des vitesses différentes
sont obligés de vivre un temps différent.
Cela veut dire aussi que si je vous quitte, par exemple là en ce moment, je
pars, si je sors et que je reviens, ma vitesse évidemment sera très, très
faible, mais j'aurai vieilli différemment. Alors, bien sûr, ce n'est pas
sensible, puisque si vous prenez l'expérience d'Apollo, du voyage sur la Lune,
les astronautes qui sont partis ont une différence de temps de l'ordre de la
seconde. Donc, vous voyez que ce n'est pas très mesurable. Mais tout cela pour
vous dire que cette différenciation de temps existe. Alors d'où vient-elle ? Eh
bien, cela vient d'une propriété du temps qui n'est pas du tout continu. Nous
imaginons un flux de temps continu, or ce qui existe en réalité, c'est une
succession de gouttes de temps séparées par du vide.
La matière est pleine de vide, nous le savons. Si nous prenions l'humanité
entière et supprimions le vide, elle aurait la taille d'un petit pois ! Nous
savons aussi que l'espace est plein de vide. Il y a quand même des millions de
kilomètres qui nous séparent des planètes et des étoiles. Et nous savons
maintenant, grâce à cette découverte, que le temps lui aussi est plein de vide.
Le temps a une densité, le temps c'est comme la masse, c'est comme l'espace, il
a une densité, c'est-à-dire que vous pouvez le contracter ou le dilater comme
vous pouvez contracter un espace ou dilater une masse.
Si vous prenez par exemple un cosmonaute qui s'en va dans une fusée, avec
l'accélération, il pèse une tonne, de même que si vous rentrez à toute vitesse
dans un arbre en voiture, vous avez une décélération tellement grande que vous
pesez aussi presque une tonne. Cela veut donc dire que vous arrivez à contracter
ou à dilater une masse. De même, vous pouvez contracter et dilater le temps.
Voilà la grande révolution, si l'on peut dire, de cette découverte.
Cette découverte était connue autrefois. Elle s'appelle maintenant théorie du
dédoublement. Autrefois, cela s'appelait le principe de l'Alpha et de l'Oméga.
Ça se rejoint ; nous avons justement, avec mon ami Philippe Bobola, fait des
recherches à ce propos pour nous apercevoir que les Sumériens, les Égyptiens,
les Grecs avaient connaissance de cette loi de dédoublement. Alors, pourquoi
parle-t-on de dédoublement ? En fait, il s'agit de dédoublement de l'espace et
du temps.
Imaginez que vous puissiez avoir des temps différents, à savoir que vous
puissiez accélérer le temps. À ce moment-là, vous allez pouvoir vivre une
expérience en accéléré qui pourrait être un futur de votre expérience présente.
Si cette expérience se situe dans un petit instant entre deux temps observables,
c'est-à-dire si vous bénéficiez d'un vide dans le temps pour vous plonger dans
ce vide et faire une expérience en accéléré, vous allez bénéficier d'un futur
immédiat. L'accélération du temps pourrait ainsi permettre de se créer un futur
absolument inobservable, imperceptible, et qui ne serait que potentiel. Donc
nous partirions dans ce que nous appellerions des ouvertures temporelles pour
voyager dans le temps et revenir avec la connaissance d'un futur.
Vous imaginez l'intérêt d'une telle expérience. Notre vie n'est faite que
d'agressions et de temps de réponse. Nous devons à chaque instant trouver la
solution à des milliers de problèmes. Notre corps est fait pour trouver des
milliers de solutions à des milliers de problèmes instantanément. En
bénéficiant d'une accélération du temps dans des ouvertures temporelles, nous
pourrions aller chercher les solutions à nos problèmes et les mettre dans notre
présent immédiatement. À ce moment-là, cela signifierait que nous vivons en
actualisant des futurs potentiels.
Alors vous allez me dire : qu'est-ce que c'est que ces futurs potentiels ? La
mécanique de l'infiniment petit, qu'on appelle mécanique quantique, permet de
voir ce que peut être un futur potentiel. En effet tout dans l'Univers – dans
l'infiniment petit – n'est que particules en perpétuelle agitation. Le repos
n'existe pas. Il n'y a pas de repos signifie qu'il n'y a pas de présent, il n'y
a que des futurs possibles. Il est absolument impossible de trouver dans une
agitation le moindre présent. Tout n'est que potentiel.
Or, il se trouve que si nous effectuons des mesures, nous obtenons bien
quelque chose de figé, nous obtenons des mesures précises, nous voyons dans nos
appareils des quantités bien remarquables. Cela signifie que l'observateur, le
technicien, celui qui expérimente fige un futur dans son présent. Nous savons
aussi que si nous prenons deux opérateurs, deux observateurs, ils vont figer
deux présents différents, à savoir qu'une même particule pourra avoir deux
présents différents. Vous voyez donc que la notion de futur potentiel est très
intéressante dans l'infiniment petit. Alors, pourquoi ne serait-elle pas
intéressante dans notre quotidien, puisque nous sommes faits de particules et
que nous sommes dans un environnement tel que tout n'est constitué que de
grosses particules qui nous entourent dans des horizons infinis qui eux-mêmes
peuvent être considérés comme particules dans des horizons encore plus grands ?
Vous voyez que la notion de temps et d'accélération possible entre temps
différents nous conduit à envisager notre vie sous une autre forme, à savoir que
nous serions des machines à actualiser des futurs potentiels. Ces futurs
potentiels seraient de notre création dans des ouvertures temporelles,
c'est-à-dire que dans notre présent, nous serions en train de fabriquer des
futurs potentiels qui nous permettraient dans le futur de survivre. Alors, si
cette loi est établie – or, elle est établie ! – il faut considérer maintenant
la réciproque, à savoir : si nous sommes capables d'aller dans des ouvertures
temporelles pour fabriquer un futur potentiel, nous devons considérer que notre
temps de vie présent est un temps accéléré dans l'ouverture temporelle d'un
temps ralenti. À ce moment-là, nous serions en train de fabriquer un futur
potentiel d'un autre nous qui serait dans un temps ralenti.
Alors, ce temps ralenti pose évidemment des questions : est-ce que, avant de
naître, nous ne serions pas cet autre nous ? Est-ce qu'après notre mort nous ne
rencontrerions pas cet autre nous ? Vous voyez apparaître la notion de
dédoublement qui utiliserait en fait une différenciation des temps. Cette
différenciation des temps aurait besoin d'un phénomène physique pour exister,
d'un mouvement, d'une dynamique. Or, le système planétaire est justement fait
pour nous permettre d'accélérer ou de ralentir le temps et de différencier le
temps.
À ce stade, il faut envisager autre chose au niveau scientifique ; ça a été
fait, ça a permis de voir qu'il y avait un cycle de 25.000 ans. Pendant 12.500
ans, les temps se différencient – passé, présent, futur – Pourquoi passé,
présent, futur ? Temps ralenti, c'est un passé. Notre présent, nous le
connaissons. Et le futur, c'est un temps accéléré. Donc, différenciation des
temps pendant 12.500 ans pour avoir une très grande liberté dans le présent avec
des futurs lointains et des passés lointains. Puis accélération des temps afin
que cette différenciation des temps se résorbe en 12.500 ans pour arriver enfin
à ce qu'on appelait autrefois "la fin des temps", qui n'a rien à voir avec la
fin du monde ni avec une catastrophe quelconque. C'est tout simplement que tout
d'un coup, ce cycle permettrait d'avoir une perception du futur et du passé
instantanée ; çà nous donnerait nos potentialités immédiates.
Or, il se trouve que nous vivons actuellement cette "fin des temps", ce qui
permet à l'humanité d'aller très vite, de disposer d'un potentiel absolument
prodigieux, et surtout d'avoir la possibilité d'utiliser dans la vie courante
les intuitions et les prémonitions. Car réfléchissons à une chose : si nous
sommes capables de nous projeter dans des ouvertures temporelles, dans des temps
accélérés et d'en revenir avec une solution à un problème, comment peut-on avoir
trouvé cette solution ? Cela s'est fait dans un temps imperceptible ; il n'est
pas question de mémoriser une longue expérience dans un temps imperceptible. Il
faut donc ne retenir que l'essentiel. Cet essentiel va nous apparaître sous
forme d'intuition ou de prémonition, s'il y a danger.
Vous pouvez expliquer ainsi toute la partie instinctive de l'homme, toute la
partie réflexes, toute la partie que le bébé possède dès sa naissance : il n'a
pas besoin de réfléchir pour trouver le sein de sa mère ; il sait qu'il faut
téter ; il sait aussi qu'il faut manger, qu'il faut boire ; il ne réfléchit à
rien de sa survie ; tout est instinctif. Tout n'est que réflexes. Et cela vient
justement par une partie d'un principe vital ignoré qui se trouve dans le
sommeil. Car où peut-on accélérer le temps ? Nous savons tous que le rêve
accélère le temps. Les expériences le montrent : on rêve une longue histoire, et
en fait cette histoire n'a duré qu'un millième de seconde. Donc nous savons que
le rêve accélère le temps.
L'enfant sait que s'il ne rêve pas, il meurt. C'est pour cela que le nouveau
né qui dort à peu près vingt heures par jour, a besoin de rêver 50% de son
temps. L'adulte le fait beaucoup moins, le vieillard encore moins. Cela
signifierait qu'à la naissance, on a besoin de beaucoup d'informations, et
qu'ensuite on a une liberté dans notre présent qui nous permet d'actualiser les
meilleurs futurs en fonction de notre passé. En fait, la vie ne devrait être
qu'une recherche d'équilibre entre le futur qu'on est capable de créer et le
passé que nous avions avant de naître.
Vous voyez que maintenant, avec cette théorie du dédoublement, les
questions métaphysiques se posent d'une façon totalement différente. Il ne
s'agit plus de savoir si nous vivons ou non avant et après la vie terrestre,
mais de savoir pourquoi nous vivons, comment nous vivons, et comment se servir
d'un principe vital pour bien vivre. Alors, ça pose un autre problème
évidemment : d'où vient ce dédoublement ? Comment cela se produit-il ?
C'est toujours la même question : ce dédoublement nous permet d'être
créateurs, c'est-à-dire que nous créons notre futur pour le vivre dans le
présent en fonction d'un passé ; mais ce passé, d'où vient-il ? Il vient d'un
dédoublement. Or, la théorie montre que pour dédoubler, il faut à l'origine une
pensée unique, un créateur unique, disons : un créateur d'un premier
dédoublement. Je ne veux pas dire créateur dans le sens des religions, des
différentes métaphysiques et philosophies ; ça c'est un autre problème qui
touche à la liberté de chacun. La seule chose que je veux dire, c'est que cette
théorie, qui est vérifiée, puisqu'elle a même permis de calculer des constantes
universelles, prouve qu'on a besoin d'un créateur du premier temps d'un
dédoublement.
Or, comme on sait maintenant qu'il faut diviser le temps sept fois pour
obtenir la différenciation passé-présent-futur, nous retrouvons des choses
bibliques, des choses sumériennes très intéressantes et qui montrent qu'à une
époque où la technologie était apparemment très peu poussée, les gens
bénéficiaient d'un principe vital qui faisait qu'ils organisaient leur présent
en fonction du futur, et cela avec une maestria qui nous paraît maintenant
enfantine, dans ce sens que, comme ces civilisations anciennes ne se posaient
pas du tout nos questions matérielles, il nous semble que leur mode de vie était
vraiment peu intéressant par rapport à notre mode de vie actuel.
Or, c'est exactement l'inverse : les conditions de vie étaient tellement
hostiles, tellement dures que s'ils n'avaient pas eu ce principe vital pour
survivre, ils auraient connu une barbarie bien plus grande encore. Nous, nous
pensons que nous ne sommes pas des barbares, que nous sommes des gens civilisés,
sous prétexte que l'on a supprimé la peine de mort, que l'on s'intéresse à des
principes d'égalité, de liberté, de fraternité. En fait, nous vivons très mal
puisque nous ne savons pas que la moindre de nos pensées présentes fabrique un
futur potentiel actif, que si je veux nuire à quelqu'un, je nuis à mon futur et
je nuis au futur de ce quelqu'un. Car en fait, réfléchissons à une chose : si je
suis capable de créer un futur potentiel, ce futur potentiel est disponible dans
l'humanité entière. Donc cela signifie que l'humanité entière me crée des futurs
potentiels où je vais puiser pour survivre. Qui me dit que ces futurs potentiels
sont bons pour moi, puisqu'ils ont été fabriqués par d'autres personnes que
moi ?
Donc, vous voyez : cela pose un autre problème : il faut vivre également en
fonction des futurs potentiels générés par d'autres individualités que la nôtre.
Celui qui pense détenir une vérité et qui veut l'imposer est obligatoirement
dans l'erreur, puisqu'il crée un futur potentiel pour les autres, alors que
cette soi-disant vérité ne concerne que son propre futur potentiel. Nous sommes
dans un futur collectif parce que nous devons comprendre les autres. Mais celui
qui veut imposer son idée devient forcément quelqu'un de dangereux pour la
collectivité.
Alors vous voyez bien que ce principe scientifique bête et simple, à savoir
trouver du vide dans le temps (en science, on parle d'un temps "stroboscopique",
comme dans les boîtes de nuit, vous savez, où l'on alterne les flashs avec les
temps obscurs) n'est pas si simple à mettre en œuvre. La réalité que vous voyez
n'est pas la vraie réalité puisqu'il manque les temps obscurs ; ça vous donne
l'impression d'une agitation par soubresauts, d'un temps ralenti.
Notre perception du temps est également une chose qui est tout à fait
subjective. Nous ne percevons que 24 images par seconde. Si on nous en transmet
une vingt-cinquième, évidemment, elle disparaît. Elle disparaît tellement bien
qu'on appelle cela "le subliminal". Il permet d'influencer les gens sans qu'ils
ne s'en rendent compte. Cela a été utilisé par les politiciens en périodes
électorales, cela a été utilisé pour les concepteurs de publicité et dans
d'autres domaines. Cela signifie que nous pouvons, hors de la perception des
temps présents, agir sur la conscience des gens. Nous pouvons perturber la
pensée des gens par des images subliminales. Eh bien nous pouvons également
perturber la pensée des gens par des temps subliminaux, puisque ces ouvertures
temporelles font en fait partie de l'imperceptible.
Donc, cette théorie a l'avantage de rendre l'invisible visible, de rendre
accessible ce que les gens classent habituellement dans le paranormal. L'intérêt
de mélanger passé, présent et futur vous montre que la clairvoyance est
absolument nécessaire pour vivre. Les animaux le savent ; ils ne réfléchissent
pas, ils ont des prémonitions ; ils ont par exemple des migrations ; on sait
que, lors d'un tremblement de terre, les oiseaux se cachent. On peut avancer
l'explication qu'il y ait des ondes telluriques les incitant à se cacher avant
que les tremblements de terre n'aient lieu ; mais on sait aussi que les rats
quittent les navires bien avant le déclenchement de la tempête, on sait qu'à
Hiroshima, les rats ont quitté la ville alors qu'il n'y avait aucune prémisse de
bombardement. Donc, les animaux sont capables de clairvoyance. On a fait des
expériences à ce sujet, personne ne le nie.
Nous, les hommes, nous avons tendance à nous méfier du concept de "principe
vital". Pourtant, visualiser le futur avant de le vivre correspond à une
démarche essentielle que nous accomplissons tous les jours sans le savoir, car
notre survie en dépend. Mais ce principe vital que nous sommes obligés
d'utiliser, nous l'utilisons dans l'ignorance, et de ce fait, nous nous rendons
malades.
Il faut bien comprendre que la science, c'est une chose, mais que si elle ne
sert à rien dans le quotidien, elle devient inutile. Par contre, si nous pouvons
nous équilibrer, retrouver des intuitions, retrouver des prémonitions, pour
supprimer tout déséquilibre – et les déséquilibres, à l'heure actuelle, sont
violents ; la recrudescence du cancer en est une preuve – si nous pouvons aider
les gens en leur inculquant l'idée qu'ils peuvent se stabiliser tout seuls, à ce
moment-là, cette théorie devient très importante, bien plus importante que
toutes ces publications scientifiques qui n'ont d'intérêt que de permettre à des
érudits de se glorifier d'une connaissance un peu supérieure.
Avec mon ami Philippe Bobola – qui est physicien comme moi, mais également
chimiste et biologiste, et qui s'intéresse donc de très près au vivant et à
l'homme – nous avons mis en avant l'intérêt de cette application dans le
quotidien de la vie pour essayer de donner aux gens l'idée qu'ils pouvaient
profiter de cette fameuse "fin des temps" que nous vivons actuellement, et qui a
été mise en évidence par des explosions solaires, pour s'équilibrer eux-mêmes.
Je ne rentrerai pas dans le détail, mais disons qu'il y a une approche
dangereuse de cette fin des temps, puisque nous fabriquons les futurs potentiels
qui vont venir à nous avec un temps accéléré, c'est-à-dire que plus nous allons
vivre ou penser des choses dramatiques, plus nous allons vivre des choses
dramatiques. Il est donc de première nécessité de faire connaître aux gens la
possibilité qu'ils ont de se stabiliser, de s'équilibrer, et surtout
d'équilibrer les futurs potentiels pour que l'humanité se calme. Car en fait
la planète est en train de se dérégler très, très vite. Quand, il y a dix ans,
je disais qu'il allait se produire un réchauffement planétaire de 1°, je n'étais
pas tellement pessimiste, puisqu'il se trouve que maintenant, c'est prouvé. Le
réchauffement climatique n'est plus une histoire de supposition ; la fonte des
glaciers est là ; la montée des eaux est envisagée ; les changements de
paramètres magnétiques sont là ; l'activité solaire devient exponentielle. Tout
cela nous prouve que nous accélérons nous-mêmes cette "fin des temps" et que, de
ce fait, nous rentrons dans une période dangereuse.
N'oubliez pas une chose : autrefois les gens disaient qu'à la fin des temps,
nous allions découvrir des potentiels importants, découvrir le caché,
c'est-à-dire découvrir notre passé et notre futur potentiel. En grec, cela se
disait "Apocalypsos". Donc nous allions connaître une "Apocalypse", une
révélation. Maintenant l'Apocalypse est devenue synonyme de chaos, car en effet,
à chaque fin ou commencement des temps, il y a des périodes dangereuses, des
périodes telles que chaque fois l'humanité en prend un coup.
C'est vraiment quelque chose de prépondérant, de primordial ; il faut
absolument faire connaître le sens de cette notion de "fin des temps" pour que
nous puissions ajuster nos futurs à nos passés et nous équilibrer. Nous avons
déjà obtenu à notre petite échelle, avec l'aide de cancérologues, de médecins,
des résultats prodigieux qui feraient penser à des miracles s'il n'y avait pas
derrière cette théorie scientifique sur la stroboscopie du temps. Mais ce ne
sont que des miracles apparents pour celui qui sait utiliser les ouvertures
temporelles. Comment les utiliser ? Simplement à l'aide du sommeil paradoxal qui
permet d'avoir cet échange d'informations entre passé, présent et futur.
Alors comment utiliser un sommeil paradoxal, puisque nous n'y avons pas
accès ? Nous ne pouvons pas contrôler quelque chose qui se passe pendant notre
sommeil. Et pourtant, pendant ce sommeil s'effectue quelque chose d'important,
puisque nous savons que le temps s'y accélère. C'est donc un moment privilégié
pour ces échanges d'informations. Oh, les ouvertures temporelles, nous les
rencontrons à chaque instant de notre vie, puisque le corps en a besoin
perpétuellement, mais celui qui arriverait à avoir un échange informationnel
permanent utilisant le sommeil paradoxal maîtriserait les échanges
d'informations entre passé, présent et futur.
Il est prouvé que le sommeil paradoxal est vital ; si vous supprimez le
sommeil paradoxal à un animal (On n'a pas tenté l'expérience sur l'homme,
évidemment) on s'aperçoit qu'il meurt en très peu de temps. Par exemple, le rat
meurt en 19 jours ; vous pouvez le nourrir comme il faut, lui faire danser les
danses de son choix, si vous lui supprimez le sommeil paradoxal, il meurt. On
sait aussi qu'il y a une maladie chez l'homme, l'insomnie fatale, qui le fait
mourir en 7 à 24 mois. Donc on sait que le sommeil paradoxal est vital.
Évidemment qu'il est vital puisque c'est là que se passe l'information.
L'enfant qui vient de naître utilise chaque jour 10 heures de son temps pour
recevoir des informations. Il en a besoin parce qu'il arrive dans un espace
qu'il ne connaît pas, dans un temps qu'il ne connaît pas. Donc il doit utiliser
l'accélération du temps pour recevoir des informations. Par quel intermédiaire ?
Par l'intermédiaire de ce que l'on peut appeler "un autre moi", un double.
Je donnerai à ce propos une information intéressante sur le passé et sur le
grec, puisque nous nous sommes "amusés" – "amusés" est un terme qui n'est pas
vraiment adapté à mon propos – grâce au grec. Le grec était une langue qui
permettait de retrouver des éléments de la théorie mathématique du dédoublement,
qui s'appelait donc jadis théorie de l'Alpha et de l'Oméga. Le dédoublement du
premier – le premier, en grec, c'est Alpha (α) – donc l'Alpha qui se dédouble
devient Alpha-Alpha. Il faut à Alpha-Alpha une bifurcation pour revenir à la
position première, cette bifurcation étant le Nu en grec (ν) ou le N dans notre
alphabet. Ce qui nous donne ANA. Curieusement, ANA en grec veut dire le
Très-Haut, l'Inaccessible. Or, si vous allez à un deuxième dédoublement qui fait
intervenir la deuxième lettre de l'alphabet, le Bêta (β), vous obtenez ANA-BÊTA.
Or ANA-BÊTA, en lui rajoutant quelques voyelles vous donne une notion
d'éternité, Anabaina ou une notion de reptation sinueuse, d'échange. Pourquoi
pas d'échange d'informations ? Surtout si vous allez ensuite à une troisième
différenciation du temps par un troisième dédoublement qui vous donne le Gamma
en grec (γ), ANA-GAMMA ; si cet échange d'informations vient d'ANA, c'est à dire
du haut, de l'inaccessible, à ce moment-là, c'est envoyé par le haut. En grec,
envoyé se dit "Elaho", qui veut dire "le poussé en avant". En hébreu, "Elohim"
signifie les envoyés, les dieux. Donc, celui qui est envoyé en avant par deux
dédoublements successifs l'ANA-GALOS qui contracté donne ANKGELOS (ανκγελος), ce
qui, traduit en latin, donne ANGELUS. C'est l'Ange que les religions nous ont
transmis. Mais cette connotation angélique actuelle n'a évidemment plus rien à
voir avec l'ANKGELOS. L'ANKGELOS ne signifiait pas du tout en grec l'Ange ; ça
signifiait "le Messager du temps". Or, s'il y a un Messager du temps, c'est que
le temps doit servir à quelque chose d'important dans notre vie.
C'était juste une petite parenthèse pour vous dire que les gens qui parlent
d'ange gardien sans trop savoir ce que ça signifie ne sont pas si loin d'une
réalité. Seulement le problème, c'est que l'ange gardien, avec toute la
connotation religieuse qu'il y a derrière, fait penser à un être extérieur, un
être auquel nous n'avons pas accès. Or, si nous pensons au dédoublement, nous
avons chacun de nous une autre partie de nous qui est en fait la partie
créatrice qui est en nous, qui permet de contrôler à la fois le futur et le
passé. Ce n'est pas un étranger, c'est nous. C'est à peu près la seule personne
que nous pouvons injurier, que nous pouvons maltraiter. C'est ce qui nous permet
de survivre et de bien vivre.
Mais si nous ne faisons aucun échange d'informations avec cette autre partie
de nous, nous ne savons même plus pourquoi nous vivons et ce que nous devons
faire sur Terre pour fabriquer des futurs potentiels qui, à notre mort,
deviendront notre réalité.
Pour terminer cet entretien un peu scientifique, pas vraiment scientifique en
fait, mais surtout utile pour la vie courante, j'aimerais dire une chose, c'est
que ce futur, ce passé, ce présent sont les nôtres, car nous sommes une trinité.
Alors, comment se fait-il que cette trinité marche si mal ? Tout a été fait pour
nous permettre d'ajuster notre futur à notre passé, et nous voilà avec des
maladies, avec des souffrances, ce qui veut dire que nous sommes vraiment très
mal placés pour utiliser ce principe vital.
Or, il faut être conscient que tous les 25.000 ans, il y a donc "fin des
temps" et commencement d'un "temps nouveau". Cela n'a rien d'ésotérique au sens
où je le dis maintenant, puisque cela correspond à une découverte scientifique
parfaitement établie. Mais cela signifie que nous avons tout d'un coup la
possibilité de voir tous les potentiels qui sont nôtres et de repartir avec
cette connaissance pour un cycle nouveau. Or, il se trouve qu'en cette période
trouble, un peu chaotique, puisqu'on y découvre à la fois le passé et le futur,
on a la possibilité d'aller visiter, explorer le futur lointain qui est
dangereux, qui est, on peut le dire, inutile ou interdit, et cela pour 25.000
ans. Ceux qui vont dans cette exploration dangereuse laissent dans leur futur
celui qui aurait dû être dans leur passé, à savoir leur double, leur ange
gardien.
Donc, vous voyez qu'il y a une autre notion à prendre en compte, à savoir
qu'une faute fut commise lors du dernier commencement des temps et que nous
n'avons plus du tout de gardien de notre futur. Nous avons quelqu'un pour nous
protéger dans le passé et nous sommes en train de fabriquer son futur. Notre vie
sert à fabriquer le futur d'un autre nous-même, et si ce futur ne correspond pas
à ce que nous recherchons, lorsque arrive la fin des temps, nous ne pouvons plus
regagner le passé que nous avions pourtant décidé de vivre.
Vous voyez qu'il y a un mélange des temps qui est très, très important, et
qu'il est primordial de rechercher absolument cet équilibre quotidien pour
adapter le futur au passé dans notre présent, sans chercher à modifier quoi que
ce soit chez autrui. Or, pour conclure, nous pourrions dire qu'à l'heure
actuelle, chacun pense trouver sa vérité et essaye de l'imposer à autrui en
pensant qu'autrui n'a pas la bonne vérité, alors qu'en fait la vérité, c'est
l'ensemble de toutes les parcelles créatrices qui sont dans chacun de nous.
Si nous voulons connaître le Créateur, il faudrait connaître chaque créature.
Or, vous voyez que l'univers est composé de milliards de milliards d'étoiles ;
il n'y a aucune raison pour que nous soyons les seules créatures dans l'Univers.
Si nous voulions connaître ce Créateur, il faudrait connaître les milliards de
milliards de créatures qui peuplent l'Univers. Donc vous voyez que celui qui
penserait détenir la vérité se tromperait totalement puisqu'il n'a accès qu'à
une faible, très, très faible partie des futurs potentiels créés à chaque
instant par chacune de nos pensées.
Donc, ce qu'il faut chercher, c'est d'abord à se connaître soi-même pour
pouvoir connaître et aimer les autres. Aimer, non pas dans le sens d'un "amour
New Age", mais avec cette compréhension que créer un futur potentiel dangereux
pour quelqu'un, c'est se perdre, puisque ce futur potentiel dangereux sera un
jour utile pour nous pour survivre. Alors, autant essayer de créer des futurs
agréables et calmer ainsi la planète qui ne connaîtra pas alors d'apocalypse
dramatique.
C'est en fait le message auquel aboutit notre découverte scientifique, mais
la science actuelle est encore loin de vouloir promouvoir une telle idée,
puisqu'elle est devenue "la religion de la fin des temps", une religion
terriblement dogmatique.
Retenez, en tout cas, qu'il est préférable de se transformer soi-même avant
de chercher à transformer les autres, et que l'on peut à tout instant de sa vie
s'équilibrer en utilisant ce principe vital. »
Source : ÈRE
NOUVELLE – avril 2007
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